Cameroun : Le MRC demande la constatation de la vacance du pouvoir
Dans une déclaration choc rendue publique le 28 octobre 2026, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) alerte sur les risques d’une déflagration nationale imminent. Face à l’effondrement économique, aux tensions sociales et au blocage politique, la formation d’opposition appelle à la constatation de la vacance de la présidence de la République et à […]
Dans une déclaration choc rendue publique le 28 octobre 2026, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) alerte sur les risques d’une déflagration nationale imminent. Face à l’effondrement économique, aux tensions sociales et au blocage politique, la formation d’opposition appelle à la constatation de la vacance de la présidence de la République et à la tenue d’un dialogue national refondateur.
Le climat politique camerounais franchit un nouveau seuil d’incandescence. À travers une prise de parole solennelle signée le 28 octobre 2026 par sa présidente, Tiriane Balbine Noah, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) brosse un tableau sombre de la nation. Selon la formation d’opposition, le pays s’apparente désormais à un « véritable volcan en ébullition », menacé d’une rupture systémique brutale si aucune mesure d’urgence n’est adoptée.
Pour étayer ce diagnostic critique, le MRC pointe une accumulation d’indicateurs au rouge vif. Sur le plan économique, le parti souligne la chute drastique de 74,4 % des dépenses d’investissement public en 2026 et l’assèchement des caisses de l’État. Sur le terrain politique et social, la fracture reste béante : malaise social profond, tensions nées de l’exclusion de Maurice Kamto lors de la présidentielle de 2025, séquelles de la révision constitutionnelle d’avril 2026, sans oublier la politisation grandissante des discours au sein des corps constitués. Selon le parti, le blocage des voies démocratiques par l’exécutif porte l’entière responsabilité de cette impasse.
Face à ce qu’il qualifie de péril imminent, le MRC ne se contente pas d’un constat d’échec ; il trace une feuille de route de sortie de crise. La formation politique réclame l’activation immédiate des mécanismes constitutionnels pour constater la vacance du pouvoir au sommet de l’État. Conformément aux textes de 1996, elle préconise la prise en main de l’intérim par le président du Sénat. Cette période transitoire devrait, selon la déclaration, servir à organiser un dialogue national inclusif et à adopter un Code électoral consensuel avant toute nouvelle consultation populaire.
Alors que l’opinion publique demeure suspendue à la convocation imminente du corps électoral pour les législatives et municipales, cette sortie virulente du MRC repositionne le parti au centre du jeu. Pour certains observateurs, cette alerte politique traduit une certaine nervosité qui gagne l’échiquier politique. Pour l’heure, aucune réaction du pouvoir central, n’a été enregistrée, suite à cette sortie. Il faut tout de même reconnaître que cette dernière est de nature à accentuer des fractures nationales.