Cité Djily Mbaye : coup dur pour le fils de Madiambal Diagne
Huit mois après avoir quitté la prison, Mouhamed Diagne, fils du journaliste Madiambal Diagne, voulait obtenir la mainlevée de l’assignation à résidence, avec port du bracelet électronique, attachée…
Huit mois après avoir quitté la prison, Mouhamed Diagne, fils du journaliste Madiambal Diagne, voulait obtenir la mainlevée de l’assignation à résidence, avec port du bracelet électronique, attachée à sa liberté provisoire. La chambre d’accusation financière, qu’il avait saisie en ce sens, a rejeté sa requête, ce mercredi, suivant ainsi le juge d’instruction chargé du dossier.
Mouhamed Diagne, ainsi que son frère, Serigne Saliou, et sa belle-mère, Mabintou Diaby, a été inculpé et placé sous mandat de dépôt pour, notamment, association de malfaiteurs, escroquerie portant sur les deniers publics et blanchiment de capitaux commis par un groupe criminel organisé, avec l’utilisation de facilités que procure l’exercice d’une activité professionnelle. La justice les accuse d’avoir joué un rôle dans l’affaire Ellipse projects, qui éclabousse Madiambal Diagne, localisé à l’étranger et sous le coup d’un mandat d’arrêt international.
Le 4 décembre 2025, après deux mois de détention, le magistrat instructeur accorde la liberté provisoire à Serigne Diagne. Il refuse cette mesure à Mouhamed et Mabintou Diaby.
Ces derniers ne baisseront pas les bras. Ils saisiront par la suite la chambre d’accusation, qui leur accorde la liberté provisoire.
Mais cette décision, prononcée le 5 janvier 2026, est assortie d’une assignation à résidence, avec port du bracelet électronique, qui impose à l’épouse et au fils de Madiambal Diagne de rester chez eux, respectivement, à Yoff Virage et à Cité Djily Mbaye.
Mouhamed Diagne avait décidé d’attaquer cette décision; sa requête a été rejetée par la chambre d’accusation financière. Le fils de Madiambal Diagne «décidera, après avis de son conseil, s’il faudra attaquer l’arrêt de la juridiction de second degré devant la Cour suprême, par un recours en cassation, ou bien s’il faut abandonner et revenir plus tard devant le juge d’instruction avec d’autres arguments pour espérer le convaincre», se projette Les Échos, en donnant le verdict dans son édition de ce jeudi.