Corruption : Massi Gams dénonce les limites de la Conac

L’on apprend que seuls 112 organismes sur 270 ont répondu à l’organisation. Vingt ans après sa création, la Commission nationale anti-corruption (Conac) fait toujours face à plusieurs difficultés dans ses missions. Son président, Dieudonné Massi Gams, déplore notamment le manque de collaboration de certaines administrations et le faible suivi des recommandations de l’institution. Dans son […]

Corruption : Massi Gams dénonce les limites de la Conac

L’on apprend que seuls 112 organismes sur 270 ont répondu à l’organisation.

Vingt ans après sa création, la Commission nationale anti-corruption (Conac) fait toujours face à plusieurs difficultés dans ses missions. Son président, Dieudonné Massi Gams, déplore notamment le manque de collaboration de certaines administrations et le faible suivi des recommandations de l’institution.

Dans son rapport sur l’état de la lutte contre la corruption en 2025, présenté le 8 octobre 2026 à Yaoundé, il révèle que seuls 112 organismes sur les 270 sollicités ont répondu à la demande de la Conac.

Le responsable pointe également les limites des pouvoirs de la Commission, qui ne peut pas engager directement des poursuites judiciaires contre les personnes mises en cause.

Autre difficulté : l’application effective de la déclaration des biens et avoirs des responsables publics, prévue par la Constitution.

Le rapport évalue à 6,27 milliards de FCFA les préjudices financiers liés aux faits de corruption recensés en 2025, contre 4,06 milliards en 2024.

Pour renforcer la lutte anticorruption, Dieudonné Massi Gams préconise une actualisation des textes, un meilleur suivi des recommandations et une protection accrue des dénonciateurs. Il propose également de recourir davantage aux outils numériques et à l’intelligence artificielle.