Réunion du Comité de pilotage du Projet de systèmes alimentaires durables et inclusifs
Le Comité de pilotage du Projet de systèmes alimentaires durables et inclusifs pour l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (CISALIM) s’est réuni mardi au ministère des Affaires économiques et du Développement à Nouakchott, en présence des acteurs et des secteurs concernés. Cette réunion a pour objectif d’examiner et de suivre la mise en œuvre […]

Le Comité de pilotage du Projet de systèmes alimentaires durables et inclusifs pour l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (CISALIM) s’est réuni mardi au ministère des Affaires économiques et du Développement à Nouakchott, en présence des acteurs et des secteurs concernés.
Cette réunion a pour objectif d’examiner et de suivre la mise en œuvre du projet et de renforcer la coordination entre les différents acteurs, contribuant ainsi au soutien de systèmes alimentaires durables et inclusifs et à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Mauritanie.
Au cours de son intervention, M. Cheikhna Beddad, directeur des politiques et stratégies au ministère des Affaires économiques et du Développement (MAED), a affirmé que le Projet de systèmes alimentaires durables et inclusifs, financé par l’Union européenne à hauteur de 13,5 millions d’euros et mis en œuvre par l’Agence belge de développement (Enabel), vise à soutenir les efforts de la Mauritanie pour construire un système alimentaire plus durable, inclusif et résilient.
Ce projet garantira une alimentation saine, sûre, diversifiée et accessible à tous les segments de la population en développant les chaînes de valeur agricoles et alimentaires et en renforçant leur résilience face aux impacts du changement climatique.
Il a expliqué que le projet repose sur deux piliers principaux. Le premier vise à consolider les chaînes de valeur à fort potentiel alimentaire et commercial grâce au développement de services de vulgarisation et d’information professionnelle, au renforcement des liens entre producteurs et marchés et à la facilitation de l’accès aux services financiers. Le second pilier vise à renforcer le cadre institutionnel et la gouvernance des systèmes alimentaires, à améliorer la coordination intersectorielle, à intégrer les enjeux alimentaires et nutritionnels dans les politiques de finances publiques et à promouvoir des modes de consommation sains valorisant les produits locaux.
Le directeur des politiques et stratégies au MAED a ajouté que les interventions du projet se concentreront sur sept régions : Hodh Charghi, Hodh El Gharbi, Assaba, Guidimagha, Gorgol, Brakna et Trarza.
Ces interventions bénéficieront à divers groupes et acteurs des chaînes de valeur agricoles et alimentaires, avec une attention particulière portée aux femmes, aux jeunes et aux porteurs de projets économiques locaux. Il a souligné que le comité de pilotage du projet assure le leadership, la coordination et l’orientation stratégique. Ce travail devrait accélérer la mise en œuvre des activités, renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes et maximiser l’impact du projet sur le développement.
Pour sa part, le directeur pays de l’Agence belge de développement Enabel, M. Laurent Delouvroy, a affirmé que la première réunion du comité de pilotage du projet constitue une étape cruciale, cet organe étant responsable de l’orientation stratégique, du suivi de la mise en œuvre et de l’alignement des différentes composantes du projet sur les priorités nationales.
Il a expliqué que le projet s’appuie sur les acquis et l’expérience de projets antérieurs en matière de développement des chaînes de valeur agricoles et pastorales, de renforcement des organisations professionnelles, de facilitation de l’accès au financement et de mise en place de cadres de consultation dans différentes régions du pays.
Le directeur pays de l’Agence belge de développement Enabel a souligné l’importance que revêt l’alignement des activités du projet sur les politiques et priorités nationales et le renforcement de la coordination et l’intégration entre les différents partenaires techniques et financiers afin de garantir un impact maximal au bénéfice de la population.
Des représentants des départements ministériels concernés ont assisté à l’ouverture de l’atelier.
