Crise anglophone : trois militaires tués dans une embuscade à Matouké-Kotto
Un commando séparatiste armé a tendu une embuscade meurtrière, ce mercredi 23 septembre, sur l’axe Matouké-Kotto, à la frontière avec la région du Sud-Ouest, a appris 237Actu.com. L’attaque a coûté la vie à trois soldats du 23e BIM, malgré une riposte immédiate des forces de défense. Le drame s’est noué aux premières heures de la […]
Un commando séparatiste armé a tendu une embuscade meurtrière, ce mercredi 23 septembre, sur l’axe Matouké-Kotto, à la frontière avec la région du Sud-Ouest, a appris 237Actu.com. L’attaque a coûté la vie à trois soldats du 23e BIM, malgré une riposte immédiate des forces de défense.
Le drame s’est noué aux premières heures de la matinée. Ce mercredi, entre 6h30 et 7h, une patrouille de routine du 23e Bataillon d’infanterie motorisée (BIM) a été la cible d’une violente agression au lieu-dit Matouké New-Lay-Out, un secteur frontalier névralgique.
Selon les informations recueillies de sources concordantes, l’assaut a été perpétré par des combattants séparatistes armés. Venus de la région voisine du Sud-Ouest en empruntant les voies fluviales du Moungo, les assaillants ont surpris les éléments de l’armée.
Sur le champ d’honneur, trois militaires ont succombé à leurs blessures : le sergent Ateba Olanguena Come, le caporal-chef Betkemo Banibou Maxime et le soldat de première classe Abienza Joseph. Outre ce lourd bilan humain, les assaillants ont réussi à emporter un important matériel de guerre, notamment trois armes de type M21S et douze boîtes de chargeurs garnies.
Face à cette provocation frontale, la réaction de l’appareil sécuritaire a été immédiate. Les éléments rescapés du détachement, épaulés par la Task Force du sous-groupement Delta du 23e BIM, ont enclenché de vastes opérations de ratissage sur le terrain.
Ces descentes combinées ont permis l’arrestation de plusieurs suspects, actuellement en cours d’exploitation par les services compétents pour déterminer les ramifications de cette attaque.
Cette nouvelle tragédie rappelle avec acuité la persistance du péril sécuritaire dans les zones de friction frontalières. Alors que les enquêtes se poursuivent pour neutraliser les derniers rets de ce commando, la question de la sécurisation des axes sensibles demeure un impératif absolu pour l’État.