Nkoabang : Un « prophète » et 4 complices arrêtés après la découverte macabre d’un corps
Mardi 6 octobre 2026, les forces de l’ordre ont interpellé à Yaoundé le « prophète » Kedi Samuel Kenechukwu, fondateur de la Mercy of God Ministry, ainsi que quatre de ses présumés complices. Cette arrestation fait suite à la macabre découverte de sépultures clandestines et d’un corps momifié dissimulé sous une dalle en béton dans […]
Mardi 6 octobre 2026, les forces de l’ordre ont interpellé à Yaoundé le « prophète » Kedi Samuel Kenechukwu, fondateur de la Mercy of God Ministry, ainsi que quatre de ses présumés complices. Cette arrestation fait suite à la macabre découverte de sépultures clandestines et d’un corps momifié dissimulé sous une dalle en béton dans une propriété située au quartier Nkoabang.
Le voile commence à se lever sur l’une des affaires criminelles les plus troublantes de ces derniers mois dans la capitale camerounaise. Mardi 6 octobre 2026, aux environs de 19 heures, la cavale du « prophète » Kedi Samuel Kenechukwu a pris fin net au lieu-dit Carrefour M’balla, près du quartier Abom à Yaoundé, scellant le sort d’un groupe aux relents ténébreux.
Ressortissant nigérian se présentant à la tête de la Mercy of God Ministry, le suspect a été appréhendé en compagnie de quatre autres individus : Ndja Gaston (31 ans), Fotso Yvan (33 ans), Fuh Divine (42 ans) et Kumtche Juluis (46 ans). Tous ont immédiatement été conduits dans les locaux des services d’enquête et placés en garde à vue.
Leur interpellation fait suite aux investigations menées sur une propriété située à Nkoabang. Sur place, les enquêteurs ont fait des découvertes d’une effroyable froideur : plusieurs sépultures clandestines et, de surcroît, un corps dans un état de momification avancée, enfermé dans un cercueil enseveli sous une dalle de béton armé.
Si les expertises médico-légales et les auditions devront établir avec exactitude les causes des décès et les responsabilités individuelles, ce drame relance avec force la question de l’encadrement des mouvements religieux. Dans un pays où la prolifération des églises de réveil interroge constamment les autorités, l’affaire de Nkoabang rappelle la nécessité de distinguer la liberté de culte des dérives sectaires et criminelles.
Les investigations se poursuivent activement. Au-delà de l’émoi légitime soulevé au sein de l’opinion publique à Yaoundé, la suite de la procédure judiciaire permettra de situer définitivement les rôles dans cette ténébreuse affaire.